23 avril 2009
chanson

Sourigues
n. m. - 1962 ; lat. sorex
Facteur de chansons textues protéiformes* et d'écrits polymorphes**, le Sourigues évolue dans un biotope rustique mais pas bouseux.
Il se nourrit essentiellement de mots et de notes dont il se délecte ; il les mastique longuement et sans bruit. Il les recrache (réjection) au bout d'une période variable et totalement imprévisible qui peut aller de là à là. On dit alors qu'il n'y a rien à redire. Ça vaut mieux car l'animal est susceptible ascendant rancunier.
Son appareil digestif prend sa source au Mont Gerbier du Coeur (il réserve le Jonc à d'autres activités) et se jette dans le public.
En milieu hostile (marécages, jungle, réunion de copropriétaires, show-business…) il se renferme sur lui même et prend la position du ficus (ulmacées). Attaqué, il se contracte (ou se concentre, les avis divergent) et à l'instar du mérou, pète. Sans bruit non plus.
En milieu accueillant (amis, canapé, femmes…) il se tient correctement.
Il se produit sur scène régulièrement et se reproduit à la ville à raison d'une portée d'un individu mâle tous les 7 à 9 ans mais là il va arrêter. Son appareil de reproduction est normal (voir quand même le schéma en pages roses pour rire).
salle paroissiale 18h30
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